🌿 Pampa

L’herbe de la Pampa ou « Cortaderia Selloana » est une graminée géante qui possède en automne de grand plumeaux caractéristiques.

Son feuillage vert-bleuté, qui est semi-persistant à persistant, forme de longues tiges fines et souples, courbées vers le sol. Faites attention lorsque vous passez à proximité des Pampas ou que vous devez procéder à sa taille, car ses feuilles sont très coupantes et même irritantes en provoquant des micro-coupures que vous ne remarquerez qu’un peu plus tard sous forme de petites inflammations cutanées.

La Pampa a une rusticité de l’ordre de -15°C, et tolère tous les types de sol. Une fois bien implantée (environ 2 ans), cette graminée ne nécessitera aucun entretien particulier, ni arrosage, ni apport d’engrais, hormis la taille vers le mois de mars. Vous pouvez à cette occasion la réduire fortement dans sa hauteur et circonférence, cela vous permettra ainsi de maintenir un volume plus raisonnable. Son esthétisme sera alors momentanément sacrifié mais sa repousse vigoureuse lui redonnera un beau feuillage en peu de temps.

La partie feuillue peut atteindre 2 à 3 mètres de hauteur (et de diamètre), à cela il faut ajouter jusqu’à 1 mètre de plus avec les plumeaux. Dans des zones où la Pampa se plaît particulièrement, on peut observer des dimensions avoisinant les 5 mètres plumeaux compris. Il est donc recommandé de contrôler son empleur si vous ne tenez pas à la voir prendre de si grandes dimensions.

Ses longues tiges ornées de belles touffes plumeuses commencent à se développer en fin d’été et restent tout l’hiver. Il faut être conscient d’un problème : un pied de pampa adulte peut produire des millions de graines. Ce qui rend ce graminé invasif pour la flore locale endémique. Le vent peut porter ses nombreuses graines dans un périmètre de 25km. Ce phénomène est d’autant plus marqué dans les régions littorales dunaires, ainsi que dans les climats doux. Il conviendrait de couper ses plumets avant l’explosion de graines, quand ceux-ci n’ont pas encore une allure totalement éclatée. Cependant il y a une solution qui consiste à n’avoir que des pieds mâles ou que des pieds femelles. On trouve davantage de pieds femelles car leurs plumeaux sont plus ornementaux car plus fournis et pelucheux que ceux des mâles qui sont plus rigides.

Vous pouvez conserver les plumeaux en décoration après une vaporisation de laque, et un séchage de 2 à 3 semaines tête en bas.

~ Kakuma

🌿 Sauge pourpre

La Sauge Officinale Poupre, ou « Salvia Officinalis Pupurascens », est une plante aromatique, variante de la Sauge Officinale classique par sa coloration.

« Salvia », dérivé du latin « Salvo », signifie « sauver, guérir, conserver ». Depuis l’époque Romaine, cette plante bénéficie d’une réputation sacrée, prétendant qu’il n’y a rien que la sauge ne peut soigner. Il y a d’ailleurs un dicton disant : « Qui a de la sauge dans son jardin, n’a pas besoin de médecin ». Les feuilles s’utilisent fraîches ou séchées dans la cuisson de vos viandes ou légumes, ainsi qu’en infusions et décoction. Les fleurs sont également comestibles. Utilisées fraîches, les feuilles peuvent désinfecter des plaies et soulager les piqûres d’insectes.

On peut effectivement lui octroyer une liste longue comme le bras de bienfaits phytothérapeutiques… Sa plus grande et indéniable qualité est son pouvoir antiseptique, mais elle aidera aussi à la régulation de problèmes inflammatoires, gastriques, intestinaux, féminins (menstruations ainsi que ménopause), fièvre, manque de tonus, problèmes bucaux, maux de têtes ou de gorge, cholestérol, hyperglycémie… L’utilisation d’huiles essentielles de sauge (et des huiles essentielles de manière générale) ne doit pas être prise sans connaissances préalables, surtout par administration orale et sera à proscrire pour les bébés, enfants, personnes épileptiques, ainsi que les femmes enceintes ou allaitantes.

En cuisine, ses feuilles veloutées accompagneront la cuissons de volailles, gibiers, viandes et poissons gras, et tout particulièrement du porc. Elle facilite la digestion, ce qui en fait l’alliée des plats riches. Vous pouvez l’associer avec le romarin, le thym, ou encore la sarriette, mais elle n’aime pas la concurrence avec les autres plantes aromatiques et peut se suffir à elle-même. Il faut savoir que la puissance d’arôme d’une feuille séchée équivaut à celle de 2 feuilles fraîches.

En culture, elle s’adapte à tous les sols pourvus qu’ils soient drainés, mais de par ses origines méditerranéennes, portera sa préférence pour les terrains calcaires et caillouteux. Une fois bien implantée, la sauge pourpre peut prendre une allure très linéaire est atteindre environ 1m de hauteur et supporte assez bien la sécheresse. Pour lui garder une forme plus touffue, n’hésitez pas à la tailler pour faire sécher des tiges et ainsi conserver ses feuilles. Au printemps vous pouvez la rabattre sévèrement, et durant l’été de moitié, ce qui peut relancer la floraison (qui intervient en juin-juillet de couleur bleue). Rustique jusqu’à -15°C en moyenne, son feuillage persistant vous permettra de récolter quelques feuilles pendant la saison hivernale (ne couper pas de tiges mais prélevez juste des feuilles par-ci par-là).

L’odeur de la sauge aurait un effet répulsif contre les insectes et rongeurs. Utilisée sous forme de purin, elle réduira les attaques de certains parasites dans votre potager et peut agir à titre préventif (mais pas curatif) contre le mildiou dans les cultures de pommes de terre.

~ Kakuma

🌿 Oseille

L’oseille ou « rumex » est un légume feuille qui mérite sa place au potager.

C’est un des rares légumes, également considéré comme plante aromatique, qui pourra se récolter tout au long de l’année. Bien que sa production de feuilles sera plus restreinte de décembre à mars, vous pourrez tout de même continuer à profiter de sa présence dans votre jardin.

Reconnaissable avec ses feuilles en forme de fer de lance, on en trouve également en bordure de champs dans sa variante sauvage. Elle se présente en forme de touffes de feuilles dont les dimensions ainsi que l’intensité de sa couleur verte (parfois teintée de pourpre) peut être très variable. Elle préférera les zones ensoleillées de votre jardin.

Durant l’été, vous la verrez produire des hampes (voir photos) pouvant facilement atteindre 80cm voir beaucoup plus selon les variétés, pourvues de quelques feuilles le long de ces tiges et de grappes de graines aux extrémités. Si vous ne souhaitez pas que votre oseille se resème un peu partout, ou que sa production de feuillage se voit ralentir, coupez régulièrement ces hampes lorsque vous voyez que la plante veut monter à graines. Le développement de ces grandes tiges peut être très rapide et vous pouvez en avoir à couper toutes les semaines durant cette période. Ne soyez pas étonné de voir ses feuilles trouées, car les chenilles vertes et petits gastéropodes en sont friands, mais cela ne vous empêchera pas de la cuisiner.

Avec sa saveur acidulée et sa cuisson rapide, l’oseille est la plus souvent consommée cuite (bien retirer la tige centrale) en soupe avec des pommes de terre ou en sauce (avec de la crème fraîche et un filet de jus de citron par exemple), ou encore comme farce de ravioles… mais il y a bien d’autres façons de la consommer, selon vos goûts. Ses feuilles crue ou cuites ont de nombreuses vertus et utilités. Pour ne citer que quelques propriétés nutritionnelles : richesse en minéraux, vitamines, fibres, fer et antioxydants. -Attention cependant si vous souffrez de problèmes hépatiques ou rénaux (peut entre autre favoriser l’apparition de calculs).- Frotter une feuille d’oseille crue sur la peau peut apaiser des démangeaisons dues à des piqûres d’insectes ou d’orties.

Bon à savoir, le purin de Rumex (la racine notamment) peut être utilisé pour combattre une maladie frequente dans le potager : l’oïdium.

~ Kakuma

🌿 Romarin

Le Romarin dont la variété la plus populaire est le « Rosmarinus Officinalis » est un arbrisseau aromatique aux multiples intérêts.

Son utilisation en cuisine parfumera toutes vos viandes (prédilection particulière pour l’agneau) et vos légumes, surtout rôtis. Une étude a même démontré que le romarin combiné aux viandes rôties (grillades) permettrait de diminuer les composés cancérigènes de ces viandes cuites à haute température.

Sans rentrer dans des détails trop scientifiques, on lui associe des bienfaits contre les spasmes digestifs, soulageant donc intestins (ballonements) et estomac (crampes), également contre la fatigue et la nervosité, ainsi que des vertus diurétiques. En inhalations il permet de soulager de nombreux maux respiratoires.

Abordons maintenant la culture et l’apparence de cette plante. Le Romarin est un arbrisseau, qui par conséquence aura besoin d’un minimum d’espace si vous choisissez de le mettre en pleine terre : 1,5m en tous sens (jusqu’à plus rarement 2m en hauteur). La taille régulière permettra de lui garder un aspect buissonnant. Mais si vous souhaitez, par exemple s’il est planté en isolé, le voir prendre une croissance naturelle et le tailler le moins possible, vous verrez le bois de son tronc s’élargir et son port sera moins buissonnant mais un peu plus arbusif. Cela mettra en valeur son écorce qui comporte comme des petites écorchures/pelades, lui donnant un charme très méditerranéen.

Si vous choisissez une culture en pot, vous devrez le rempoter tous les 2 ans (3 maxi) car sa croissance est rapide. Cependant si vous le taillez régulièrement vous minimiserez la formation du gros bois dur duquel ne repousserait plus de verdure une fois taillé, et vous pourrez ainsi le maintenir sous une forme plus compacte. Ne le taillez pas trop tardivement en automne au risque de nuire à sa floraison au printemps suivant, plutôt en avril-mai et en septembre-octobre. Certains, en maîtrisant l’art de la taille, parviennent même à le transformer en bonsaï, très joli d’ailleurs!

Vous pouvez tout à fait constituer une haie, ou plus communément un milieu ou arrière plan dans un massif, ou simplement en isolé. Tant que le soleil ne lui est pas caché.

Sa rusticité est de l’ordre de -15°C voir d’avantage. Son feuillage est persistant. Il faut craindre pour lui les excès d’eau qui pourraient le faire dépérir, plus que le froid. Comme beaucoup de plantes rustiques en pleine terre, en pot il peut cependant craindre les périodes de grand gel prolongé. Si besoin, rentrer le pot a l’abri ou enveloppez-le d’un voile d’hivernage (pot compris).

Il se plaît à une exposition ensoleillée, en terre pauvre voir calcaire et plutôt bien drainée voir caillouteuse. Si votre terre est très riche, lourde voir argileuse, il sera conseillé de déposer du gravier dans le fond du trou de plantation, voir d’ajouter également du sable à votre terre et de bien mélanger avant de rempoter le trou, l’apport de terreau n’est pas nécessaire dans ce cas.

Sa floraison, de couleur généralement blanche à bleutée, a lieu de février à avril, si l’hiver est doux elle peut même débuter en janvier, et parfois se prolonger jusqu’en mai. En septembre-octobre vous pouvez bénéficier d’une seconde floraison. Pour ma part, je constate en tout environ 5 mois de floraison dans l’année.

On conseille des boutures par marcottage, en enfouissement sous terre une partie de branche tendre a la base du pied au printemps, que l’on séparera du pied mère à l’automne. En bouture, on peu même tenter de planter des tiges d’une quinzaine de centimètres, prise à l’extrémité d’une branche et plantée directement en pleine terre vers le printemps.

Vous augmenterez cependant bien plus vos chances de reprise en procédant de la manière suivante : préparez un petit pot avec du terreau humide, éventuellement avec quelques graviers dans le fond, prélevez une extrémité de branche tendre d’une bonne dizaine de centimètres, dégarnissez la tige de ses feuilles pour n’en laisser que quelques unes au bout, puis faite un trou dans le terreau (au milieu de votre pot) avec votre index, placez la tige dans ce trou, et en la maintenant droite venez retasser le terreau tout autour. En 1 mois, les racines seront en développement.

Voilà pour cette plante aux multiples intérêts culinaires, bienfaits et possibilités ornementales…

~ Kakuma

🌿 Joubarbe

• Joubarbe des Toits « Sempervivum Tectorum »

• Joubarbe à Toile d’Araignée « Sempervivum Arachnoideum »

Vous devinerez sans mal sur les photos laquelle est dite « à toile d’araignée », très fascinant d’ailleurs! Quand à la Tectorum, dans le passé, elle a beaucoup été plantée sur les toits des chaumières, et peut revenir en force à l’heure des toits végetalisés. Les Joubarbes des Toits ont des rosettes qui font facilement une dizaine de centimètres contre seulement quelques cm pour celle à Toile d’Araignée.

Ces 2 plantes de type succulentes ont pas mal de points communs. Tout d’abord elles peuvent s’accomoder d’une mince épaisseur de sol, s’adapter aux fissures rocheuses, crevasses d’un muret… Elles supportent de longues périodes de sécheresse, les arroser accélérera cependant leur multiplication. Il leur faut une exposition ensoleillée. De part leur hauteur au ras du sol, elles ne supportent pas la concurrence des plantes environnantes qui leur feraient de l’ombre, ou viendraient à les couvrir. Chaque petite rosace produite peut donner vie à un nouveau plan en produisant ses propres racines.

La floraison a lieu durant l’été, la Tectorum peut être un peu plus précocément que l’Arachnoideum, sous la forme de hampe florales donnant aux extrémités des fleurs roses (rose plus vif pour l’Arachnoideum).

Leur feuillage persiste sans problème durant l’hiver, ce sont d’ailleurs des végétaux robustes. La Tectorum a une bonne résistance jusqu’à -15°C. Deux fois plus pour l’Arachnoideum : -30°C car les poils reliant les extrémités des feuilles sont naturellement conçus pour la protéger du froid dans son milieu naturel (hautes altitudes).

Vous l’aurez compris, ces petites plantes pourront s’adapter partout tant que le soleil peut les atteindre et habilleront les coins nus de vos massifs, rocailles, murets, toits, surface de bacs…

~ Kakuma

Créez votre site Web avec WordPress.com
Commencer