🌿 Eucalyptus

• Eucalyptus Gunnii (rangée du haut)

• Eucalyptus Globulus (rangée du bas)

On l’appelle aussi « Gommier bleu » car sa sève épaisse forme une sorte de gomme. Tout le monde connaît le fameux Eucalyptus et ses huiles essentielles aux maintes vertus, à condition de savoir les utiliser correctement et avec prudence bien sûr. Les propriétés expectorantes, anti-septiques et anti-douleurs sont les plus reconnues et employées. (L’eucalyptus Citronné a même des qualités insectifuges.)

Très intéressant de par son feuillage persistant (et odorant quand on le frotte), les jeunes pousses et branches ont des petites feuilles arrondies, encore davantage chez le Gunnii que chez le Globulus et servent à la composition de bouquets floraux. En vieillissant les feuilles deviennent longues et fines.

Chez le Gunnii, la teinte des feuilles tire sur le bleu profond. Cette qualité s’ajoute à sa grande rusticité, l’une des variétés les plus résistante au froid, tolérant des températures pouvant baisser jusqu’à -18°C…

L’Eucalyptus Globulus est la variété commune des Eucalyptus, son feuillage tire également sur les teintes bleutées, avec des feuilles cependant un peu moins rondes même sur les jeunes tiges.

Je reconnais que mon Globulus juvénile possède des teintes rouges très sympathiques, mais mes recherches à ce sujet n’ont rien donné et ça ne semble pas être un trait commun caractéristique. Sans doute parcequ’il est très jeune. Je l’ai eu dans un recoin de jardinerie, mis un peu au rebut parmi diverses plantes n’ayant pas trouvé preneur. D’ailleurs les taches qu’il avait à son achat sur son feuillage, ainsi qu’un étrange aspect blanchâtre s’estompent et les nouvelles pousses ne rencontrent pas ce phénomène. Je pense qu’il se remet de ses souffrances… on verra!

Sa rusticité n’est hélas pas comparable à son camarade Gunnii, il tolèrera des baisses de températures allant de -6 à -10°C, grand maximum (en dessous de -7°C ca devient risqué). Ce qui peut cependant très bien convenir.

Pendant les premières années de leur vie, et bien évidemment surtout durant la première, l’une comme l’autre de ces variétés aura besoin d’un paillage pour bien supporter l’hiver en risquant le moins de dégâts possibles. L’été, cela leur permettra de conserver plus facilement l’humidité, car même s’il supporte des périodes de sécheresse une fois bien implanté, cet arbre s’épanouit pleinement quand il possède de bons apports en eau. Quand il sera grand, ses puissantes racines auront la capacité de puiser de l’eau très en profondeur.

Il est assez tolérant quand au type de sol, même pauvre. Il sera par contre plus sensible au vent. En ce qui concerne la floraison, elle n’est pas impossible mais il ne faut pas trop y compter, elle a lieu sous un climat plutôt tropical.

Son écorce pèle totalement une fois par an pour laisser place à la nouvelle, ce qui donne une charmante allure de treillis militaire durant cette période.

Certaines autres variétés (Eucalyptus Eglupta, Eucalyptus Arc-en-ciel par exemple) ont plusieurs pelades dans l’année et laissent place à une écorce interne aux magnifiques couleurs, parfois vives (les couleurs évoluent en fonction de l’âge de l’arbre).

Il faut désormais parler d’un point très important : sa croissance très rapide et sa taille adulte impressionnante, voir gigantesque!

Sa pousse incroyablement vigoureuse a voulu être exploitée dans l’industrie de la papeterie (le Globulus notamment), mais hélas quelques problèmes se posent dans les forêts exclusivement composées d’Eucalyptus : les vapeurs qu’il dégage, leur feuillage sec ainsi que leur sève sont extrêmement inflammables et leur combustion rend les sols presque infertiles. Étant souvent victime d’incendies, cet arbre a un bon moyen de survie… en effet ses graines résistent au feu! L’espèce peut donc perdurer là où le climat lui permet de fructifier, au détriment des autres végétaux. On dit qu’il est pyrophyte, car il provoque et exploite le feu à son avantage afin de se propager et dominer rapidement des zones calcinées. La monoculture de l’Eucalyptus avec ses incendies répétés et incontrôlables a parfois de fâcheuses conséquences, comme par exemple en Australie.

>> Eucalyptus Gunii, photos prises le 22 Juin 2020 et le 10 Novembre 2020

Sur ces deux dernières photos, vous pouvez comparer par rapport au piquet de tuteurage l’incroyable évolution, en 4 mois et demis seulement!

Sa plantation doit avoir lieu durant l’été, pile un an ensuite, à l’été suivant, vous verrez sa croissance qui était jusqu’alors lente devenir exponentielle. Petite parenthèse : Lors de son achat, ne partez pas forcément pour des spécimens ayant déjà une belle taille, il est sensible aux transferts et n’aime pas grandir en pot, l’implantation est mieux tolérée chez les sujets très jeunes.

Les Eucalyptus de manière générale deviennent de grands arbres. Le Gunnii est plus modeste que ses camarades avec sa taille adulte d’une vingtaine de mètres… je vous laisse imaginer les autres. Le Globulus peut facilement en faire le double, 35 à 40 mètres de moyenne, jusqu’à 60… certains spécimens dans leur habitat naturel font 90 mètres.

Mieux vaut ne pas les installer trop proches d’une maison. Vous pouvez cependant réguler sa hauteur en le taillant au printemps, voir une seconde fois à la fin de l’été. Une autre méthode consiste à le couper au ras du sol pour le voir repousser en buisson (cette technique peut sauver un Eucalyptus ayant gravement souffert d’un hiver). L’Eucalyptus a une bonne capacité à repousser de sa souche, certains jardiniers emploient d’ailleurs cette faculté dans le but de ne voir apparaître que son beau feuillage juvénile.

Je vais pour ma part improviser et voir si je parviens à maintenir ces arbres dans des dimensions modestes. Mon Gunnii, en pleine forme, est parti sur un bel axe principal. Mon Globulus est un rescapé et avec sa variété bien moins rustique, il devra déjà survivre à l’hiver. Affaire à suivre…

~ Kakuma

Publié par grainesdeverdure

J'aime la nature, les plantes potagères, de rocailles, vivaces, arbustes fleuris, arbustes à feuillage persistant, l'aquariophilie ainsi que la permaculture.

7 commentaires sur « ðŸŒ¿ Eucalyptus »

  1. Très bel arbre, et l’été quel parfum, c’est incroyable !!
    Ton article me rappelle un énorme souvenir, quand j’étais allée à St Jacques de Compostelle.
    Le dernier jour pour arriver à Santiago j’avais fait 60km à pied avec un allemand, il tombait du feu tellement il faisait chaud.
    Et à un moment nous avons traversé une interminable forêt d’eucalyptus, la chaleur faisait craquer les écorces, et du coup les effluves des arbres s’étalaient pour notre plus grand bonheur. Nous ne pouvions pas rêver meilleur soutien…
    Belle soirée Kakuma et bravo, ton jardin respire l’amour

    Aimé par 1 personne

    1. C’est un peu un sacrilège de ne pas laisser ses arbres devenir grands et beaux je l’avoue, mais je ne peux pas me permettre de les laisser prendre trop leur aise, malgré tout j’aime vraiment ces arbres que je trouve originaux et intéressants… je verrai s’ils tolérent d’être taillés petits 😊
      On dit que leur parfum peut repousser les moustiques, ça serait pratique en plus d’agréable!
      Belle soirée à toi aussi Corinne 🙂
      (Et cette réparation de chaudière alors?^^)

      J'aime

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